Vous êtes ici sur le blog destiné aux parents des enfants gardés en crèches dans le 18ème arrondissement de Paris.
Un lieu d'échanges et de partage sur tout ce qui peut concerner le quotidien de nos bambins à la crèche et dans l'arrondissement.
Plusieurs parents de la crèche carpeau ont manifesté leur souhait de soutenir davantage les professionnels de la petite enfance, et leur mobilisation (grève) autour d'un accueil de qualité pour nos enfants. Ainsi certains ont-ils émis l'idée qu'une caisse puisse être constituée, qui permettrait à toute personne le désirant d'y verser une somme, aussi symbolique soit elle. Cette somme pourrait alors être reversée aux grévistes, qui ne sont normalement pas rémunérés en principe. Serait-il envisageable d'organiser une telle action au sein de notre établissement: concrètement d'installer une caisse fermée par un cadenas de telle date à telle date et d'annoncer à tous les parents son existence afin qu'ils puissent participer s'ils le veulent? Et d'envisager cela dans toutes les crèches du 18e? Voire d'installer cette caisse au sein même de la mairie, ce qui offrirait peut être plus de garanties (il est peut être compliqué pour le responsable d'établissement de se retrouver à gérer cela en plus du reste + neutralité).
Comment cette question pourrait elle être rapidement débattue et tranchée selon toi? (J'ai saisi la responsable de l'établissement de la question, pour avis) Est ce qu'il ne conviendrait pas de saisir Madame Trajan ? Il aurait été bien que cette caisse soit prête à soutenir les lendemains du 29 mai. Les professionnelles ne pourront pas tenir longtemps si elles sont seules, j'imagine que les syndicats font ce qu'ils peuvent de leur côté pour obtenir le versement des salaires mais rien n'est encore gagné à ce jour, loin s'en faut, et les parents ont toute leur place à prendre dans ce bras de fer sur la question de ce décret !
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA MAIRIE DE PARIS CONCERNANT LE DECRET "MORANO"
Paris, le 10 juin 2010
COMMUNIQUÉ DE PRESSE Petite enfance : le gouvernement fait le choix d’un accueil au rabais
La secrétaire d’Etat chargée de la famille et de la solidarité, Nadine Morano, s’est trouvée confrontée au plus vaste mouvement national qu’ait jamais connu le secteur de la petite enfance, dénonçant les mesures du dernier décret publié au journal officiel. Elle a choisi le passage en force, sans aucune remise en cause d’un ensemble de dispositions qui porteront gravement atteinte à la qualité de l’accueil des tout-petits : - augmentation de la capacité d’accueil en surnombre dans les crèches de plus de 40 places jusqu’à 120 % accentuant la pression sur le personnel au détriment de la qualité de l’accueil des enfants, - instauration de nouvelles structures : les jardins d’éveil, ouverts aux 2-3 ans, payants, alors que les écoles maternelles sont gratuites, et prévoyant un encadrement moindre que dans les crèches (1 adultes pour 12 enfants contre 1 adulte pour 8 enfants), - diminution des exigences de qualification des personnels avec la baisse de la part obligatoire de personnels qualifiés dans les crèches et haltes garderies qui passera de 50 % à 40 %.
Ces mesures viennent s’ajouter à d’autres mesures récentes dépréciant la qualité de l’accueil de la petite enfance : autorisation pour les assistantes maternelles d’accueillir 4 enfants et non plus 3 enfants maximum (décembre 2008), refus d’exclure le secteur de la petite enfance du champ de la directive « services » européenne qui préconise la mise en concurrence des opérateurs (janvier 2010) et création de Maisons d’Assistantes Maternelles (mai 2010), où celles-ci se regrouperont au sein d’un même local, sans projet collectif ni encadrement par des personnels qualifiés (puéricultrice, éducatrice…).
Cette entreprise de dérégulation du secteur a été dénoncée à plusieurs reprises au conseil de Paris et plusieurs vœux ont été votés en ce sens. Paris, où est concentré près de 10 % du total national des places d’accueil en structures collectives, n’acceptera pas cette remise en cause déguisée de l’accès à l’école maternelle pour tous consistant à créer des jardins d’éveil.
La Ville de Paris continuera la politique mise en place depuis 2001, en faveur d’un accueil de qualité. Entre 2001 et 2014, sous les deux mandats de Bertrand Delanoë, 10 300 places en crèches auront été créées. A cet égard, les partenariats avec les associations continueront d’être développés. De même, le personnel des crèches municipales restera qualifié à un niveau très élevé (aujourd’hui 96 % du personnel des crèches municipales a une qualification petite enfance). Enfin, la Ville de Paris poursuivra son programme ambitieux de créations de places d’accueil (4500 places sur la mandature 2008-2014) en demandant à l’Etat de former davantage de jeunes aux métiers de la Petite enfance.
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et son adjoint à la petite enfance, Christophe Najdovski, tiennent par ailleurs à souligner que le Gouvernement reste sourd aux explications de tous les spécialistes de l’enfance, qui insistent sur l’importance cruciale des premières années de la vie de l’enfant pour son développement et son insertion sociale future. Il serait au contraire nécessaire d’investir massivement pour un accueil de qualité. Or les mesures gouvernementales n’ont aucune ambition éducative et pédagogique et n’ont d’autres visées que de diminuer les dépenses de l’Etat au détriment des familles, des personnels de la Petite enfance et des collectivités locales.
Plusieurs parents de la crèche carpeau ont manifesté leur souhait de soutenir davantage les professionnels de la petite enfance, et leur mobilisation (grève) autour d'un
RépondreSupprimeraccueil de qualité pour nos enfants.
Ainsi certains ont-ils émis l'idée qu'une caisse puisse être constituée, qui permettrait à toute personne le désirant d'y verser une somme, aussi symbolique soit elle.
Cette somme pourrait alors être reversée aux grévistes, qui ne sont normalement pas rémunérés en principe.
Serait-il envisageable d'organiser une telle action au sein de notre établissement: concrètement d'installer une caisse fermée par un cadenas de telle date à telle date et
d'annoncer à tous les parents son existence afin qu'ils puissent participer s'ils le veulent? Et d'envisager cela dans toutes les crèches du 18e? Voire d'installer cette caisse au
sein même de la mairie, ce qui offrirait peut être plus de garanties (il est peut être compliqué pour le responsable d'établissement de se retrouver à gérer cela en plus du
reste + neutralité).
Comment cette question pourrait elle être rapidement débattue et tranchée selon toi? (J'ai saisi la responsable de l'établissement de la question, pour avis) Est ce qu'il ne
conviendrait pas de saisir Madame Trajan ?
Il aurait été bien que cette caisse soit prête à soutenir les lendemains du 29 mai.
Les professionnelles ne pourront pas tenir longtemps si elles sont seules, j'imagine que les syndicats font ce qu'ils peuvent de leur côté pour obtenir le versement des
salaires mais rien n'est encore gagné à ce jour, loin s'en faut, et les parents ont toute leur place à prendre dans ce bras de fer sur la question de ce décret !
En théorie, c'est une bonne idée maintenant, comment organiser cela ? Pas simple comme tu le dis Dominique...
RépondreSupprimerCOMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA MAIRIE DE PARIS CONCERNANT LE DECRET "MORANO"
RépondreSupprimerParis, le 10 juin 2010
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Petite enfance : le gouvernement fait le choix d’un accueil au rabais
La secrétaire d’Etat chargée de la famille et de la solidarité, Nadine Morano, s’est trouvée
confrontée au plus vaste mouvement national qu’ait jamais connu le secteur de la petite
enfance, dénonçant les mesures du dernier décret publié au journal officiel. Elle a choisi le
passage en force, sans aucune remise en cause d’un ensemble de dispositions qui porteront
gravement atteinte à la qualité de l’accueil des tout-petits :
- augmentation de la capacité d’accueil en surnombre dans les crèches de plus de 40 places
jusqu’à 120 % accentuant la pression sur le personnel au détriment de la qualité de l’accueil
des enfants,
- instauration de nouvelles structures : les jardins d’éveil, ouverts aux 2-3 ans, payants, alors
que les écoles maternelles sont gratuites, et prévoyant un encadrement moindre que dans
les crèches (1 adultes pour 12 enfants contre 1 adulte pour 8 enfants),
- diminution des exigences de qualification des personnels avec la baisse de la part
obligatoire de personnels qualifiés dans les crèches et haltes garderies qui passera de 50 %
à 40 %.
Ces mesures viennent s’ajouter à d’autres mesures récentes dépréciant la qualité de
l’accueil de la petite enfance : autorisation pour les assistantes maternelles d’accueillir 4
enfants et non plus 3 enfants maximum (décembre 2008), refus d’exclure le secteur de la
petite enfance du champ de la directive « services » européenne qui préconise la mise en
concurrence des opérateurs (janvier 2010) et création de Maisons d’Assistantes Maternelles
(mai 2010), où celles-ci se regrouperont au sein d’un même local, sans projet collectif ni
encadrement par des personnels qualifiés (puéricultrice, éducatrice…).
Cette entreprise de dérégulation du secteur a été dénoncée à plusieurs reprises au conseil
de Paris et plusieurs vœux ont été votés en ce sens. Paris, où est concentré près de 10 %
du total national des places d’accueil en structures collectives, n’acceptera pas cette remise
en cause déguisée de l’accès à l’école maternelle pour tous consistant à créer des jardins
d’éveil.
La Ville de Paris continuera la politique mise en place depuis 2001, en faveur d’un accueil
de qualité. Entre 2001 et 2014, sous les deux mandats de Bertrand Delanoë, 10 300 places
en crèches auront été créées. A cet égard, les partenariats avec les associations
continueront d’être développés. De même, le personnel des crèches municipales restera
qualifié à un niveau très élevé (aujourd’hui 96 % du personnel des crèches municipales a
une qualification petite enfance). Enfin, la Ville de Paris poursuivra son programme ambitieux
de créations de places d’accueil (4500 places sur la mandature 2008-2014) en demandant à
l’Etat de former davantage de jeunes aux métiers de la Petite enfance.
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et son adjoint à la petite enfance, Christophe
Najdovski, tiennent par ailleurs à souligner que le Gouvernement reste sourd aux
explications de tous les spécialistes de l’enfance, qui insistent sur l’importance cruciale des
premières années de la vie de l’enfant pour son développement et son insertion sociale
future. Il serait au contraire nécessaire d’investir massivement pour un accueil de qualité. Or
les mesures gouvernementales n’ont aucune ambition éducative et pédagogique et n’ont
d’autres visées que de diminuer les dépenses de l’Etat au détriment des familles, des
personnels de la Petite enfance et des collectivités locales.
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