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jeudi 18 février 2010

CR conseil n°2 de "la Butte d'Or"

 COMPTE-RENDU DE L’ASSEMBLEE GENERALE DU CONSEIL DES PARENTS DE LA BUTTE D’OR AVEC LA MAIRIE DU 18e  

Ordre du jour du conseil des parents de la Butte d’Or
De 18h à 20h, le 18 février 2010
Salle des fêtes de la Mairie du 18e


1/. LE PERSONNEL :
Les ratios de sécurité
La gestion des congés maladies

2/. LE BUDGET :
La tarification pratiquée dans les crèches
Information sur l’augmentation des tarifs de la CAF
Répartition et évolution des budgets par crèche
L’alimentation bio

3/. MODE D’ATTRIBUTION DES PLACES EN CRECHES :
Cas des cadets de fratrie

4/. FONCTIONNEMENT DES SERVICES TECHNIQUES :
Travaux
Sécurité / Voirie  (ex : salage des rues)

5/. LES REGROUPEMENTS :
Pourquoi le lieu d’inscription a-t-il été modifié ?

6/. HORAIRES :
Possible d’étendre les horaires d’ouverture et de fermeture des crèches ?

La réunion s’est tenue dans la Salle des Fêtes de la Mairie en présence de :

Violaine Trajan, adjointe au maire pour les âges de la vie (petite enfance, jeunesse, familles) ;
Eric Lejoindre, 1er adjoint  au Maire, chargé des Affaires générales de la gestion locale, des relations avec les communes limitrophes et du sport.;
Jean-François Mangin, responsable de la Section Local d’Architecture ;
Jeanne Fugen, coordinatrice petite enfance (excusée) 
Dominique Tilquin, coordinatrice petite enfance 
Gérald Beauvais, Directeur Général Adjoint des services de la Mairie du 18e 
Véronique Gillies-Reyburn, Directrice Général Adjoint des services de la Mairie du 18e

Et :
Dominique Paulin, président du conseil des parents de la Butte d’Or ;
Serge Bulard, vice-président du conseil des parents de la Butte d’Or ;
Les parents élus des différentes crèches de la Butte d’Or.



I LE PERSONNEL


1. RATIOS DE SECURITE :

Actuellement, nos crèches fonctionnent comme suit :
1 adulte pour 8 enfants qui marchent,
1 adulte pour 5 bébés.
Ce qui donne en moyenne 1 adulte pour « 6.5 » enfants.
Le taux de personnel qualifié (auxiliaire de puériculture, éducateur/-trice de jeunes enfants) est de 95 % à Paris.
Le taux de personnel qualifié prévu au décret 2007 à 50% devrait être abaissé à 40 % dans le nouveau décret. 

Q ? : Quelle est la réaction de la Mairie par rapport à la baisse des ratios ?
Il est question d’augmenter le nombre d’enfants à 12 pour 1 adulte. Cette pratique de « surbooking » n’est pas à l’ordre du jour dans nos crèches.
La Ville de Paris s’est opposée par exemple à l’instauration des Jardins d’Eveil (1 adulte pour 12 enfants).
Quant au pourcentage de diplômés dans le personnel, la Mairie n’étant pas obligée de le diminuer à 50%, elle maintient le taux de 95% de personnel d’encadrement diplômé.


2. RECRUTEMENT DU PERSONNEL :

Il existe un décalage entre les besoins des crèches et le marché du travail.
Un accord a été signé en 2008 entre la Ville de Paris, le rectorat et la région pour augmenter le numerus clausus pour les études de puériculture. 

Q ? : Quand le recrutement va donc être possible concrètement ?
A partir de juin 2010.

Q ? : Pourquoi ne pas allonger la durée des stages des élèves éducateurs)?
La durée des stages est fixée par l’Education Nationale (environ 1 mois). Une directrice souligne, qu’un élève est là pour apprendre et non pas « remplacer » du personnel qualifié.
Il existe un système d’apprentissage en alternance (un an) qui est très valorisant puisque qu’il donne lieu à 90% d’embauche.

Q ? : Qu’en est-il de la validation des acquis d’expérience, de la formation continue ?
Des dossiers de VAE ont été déposés à la DDATC. Il existe des cursus de formation et des bourses.




Q ? : La construction des futures crèches tient-elle compte de cette pénurie ?
La Mairie souligne que les métiers de la petite enfance sont toujours mis en valeur dans les forums sur l’emploi. De toute façon, les crèches continuent d’ouvrir et les années de pénurie semblent être derrière nous.
(Nous l’espérons bien fort !)



II LE BUDGET


1. L’AUGMENTATION :

Tous les parents ont constaté l’augmentation des tarifs qui a commencé en 2008.
La Mairie nous donne l’explication suivante :
La CAF fixe tous les tarifs des crèches en France. Elle s’est rendue compte en 2007 qu’une erreur avait été faite dans le calcul des tarifs pour les parisiens. Les parisiens bénéficiaient donc d’un tarif moins cher. Pour éliminer cette disparité, la Ville de Paris a négocié avec la CAF d’étaler l’augmentation de plus de 30% sur 3 ans à compter de septembre 2008
Les parents parisiens paieront donc à présent le même tarif en fonction de leurs revenus et de la composition de la famille que tous les parents en France.


2. FONCTIONNEMENT :

Le « taux d’effort » n’est pas le même pour toutes les familles au regard de la composition de la famille  et des revenus, le plancher est de 68€80 par mois, le plafond atteint 754,40 €. Le forfait est calculé pour 20 jours même s’il y a plus de jours dans le mois, nous payons 20 jours. L’amplitude horaire est de 11h, nous payons pour 10h.

Répartition du budget :
Les contributaires pour la création, le fonctionnement  et la maintenance  sont par ordre d’importance la CAF, la Ville et les Parents. 
Un « contrat enfance » est négocié tous les 5 ans entre la Ville et la CAF.
On peut consulter le budget général des crèches sur le site de la Mairie de Paris. Le budget de chaque crèche n’est pas public car il n’est pas calculé déterminé par crèche. On calcule par arrondissement et globalement.
La Mairie d’arrondissement a un droit de regard sur ce budget, un contrôle de gestion va d’ailleurs être mis en place.

Q ? : À qui s’adresser pour le calcul des tarifs ?
Les directrices peuvent répondre à nos questions.

NOTA : pour les parents imposables, ne pas oublier de demander un justificatif aux directrices pour connaître la somme à déduire dans votre déclaration de revenus à la rubrique « frais de garde » (déductibles à 50%).

3. ALIMENTATION BIO, ECOLOGIE :

Les pommes de terre, les carottes, les épinards et les steaks hachés sont issus de l’agriculture biologique.
D’autres aliments AB comme les pommes sont introduits petit à petit dans les cantines.
Les fréquences de livraison ont été réduites de 60% depuis 2005, ainsi que le volume des déchets.
Les budgets privilégient l’achat de mobiliers et jouets qui ont une durée de vie la plus longue possible.
La qualité de l’air est également prise en compte. Les nouvelles crèches bénéficient de peintures non-polluantes. Les produits ménagers écologiques sont privilégiés.

Q ? : faut-il privilégier le bio à tout prix ou bien penser « éco-logique » ?



III MODE D’ATTRIBUTION DES PLACES EN CRECHE

1. LA COMMISSION :

Elle réunit les directrices de crèches, les médecins de PMI, les élus de tout bord, des travailleurs sociaux, des représentants du service social de la CAF.
Les critères de la commission d’attribution des places en crèches sont exposés sur le site de la Mairie :  HYPERLINK "http://www.mairie18.paris.fr/mairie18/jsp/site/Portal.jsp?page_id=792" http://www.mairie18.paris.fr/mairie18/jsp/site/Portal.jsp?page_id=792

Depuis 2004, une commission sociale se réunit avant la commission afin de réserver quelques places d’office pour des enfants qui en auraient besoin en priorité (environ 10%).
Chaque cas est débattu.

Pour une fratrie : une place sera accordée s’il y a des disponibilités au moment où l’enfant doit faire son entrée en crèche mais ça n’est pas systématique ni obligatoire. Une admission est toujours plus facile en septembre.

Q ? : La CAF n’aura-t-elle pas tendance à privilégier les familles avec des revenus élevés lors des commissions ?
La CAF n’établit pas les critères d’admission, ils sont rédigés par chaque arrondissement.
La mixité sociale est importante, il n’y a pas de quota, les admissions varient d’une commission à l’autre.
Les élus présents dans les commissions (majorité et opposition) n’ont pas de pouvoir de décision.



IV FONCTIONNEMENT DES SERVICES TECHNIQUES 

1. LA SLA :

M. Mangin, de la Section Locale d’Architecture intervient pour nous expliquer le fonctionnement de son service.
La SLA gère 200 établissements publics dans le 18e (écoles, crèches, bibliothèques, collèges, lycées…). 
Elle assure différentes taches :
Urgence –dépannage (vitres cassées, porte fermant mal…) : c’est un atelier de 30 ouvriers, ils sont toujours minimum par deux et traitent des urgences concernant la sécurité des personnes.
Cellule de veille : pour les interventions après 17h.
Investissements purs : pour les constructions et agrandissement de crèches.
Programmation annuelle : amélioration, mises aux normes.
Réunion mensuelle : pour traiter les problèmes ponctuels (ascenseurs défaillants par exemple), élaborer des aménagements simples.

La SLA intervient suivant 3 critères :
Urgence, sécurité ;
Contraintes de budget ;
Logique et cohérence dans les travaux à gérer.
La SLA et la DFPE visitent les crèches tous les 2 ans afin d’établir les projets de travaux et les priorités. Un carnet de santé de tous ces bâtiments publics est en cours d’élaboration et renseignera sur les structures, les besoins, les problèmes.

Q ? : Petits travaux de bricolage, pourquoi est-ce parfois si long ?
La SLA a une priorité : la sécurité des personnes et 30 ouvriers travaillent pour la mise en sécurité des personnes, le confort passe donc après.
La Direction des Familles et de la Petite Enfance a une petite cellule technique qui s’occupe des petits aménagements.
La Mairie « profite » des regroupements pour faire des travaux dans les crèches qui ne sont pas utilisées pendant les vacances de Noëls et les vacances d’été.
Les crèches vont bénéficier de mises aux normes pour les personnes handicapées, ces travaux seront étalés dans le temps.

Q ? : Ascenseurs (notamment celui de la crèche des Abbesses)
La construction des ascenseurs dépend de la SLA, l’entretien dépend de la société OTIS, pour l’instant. Cet entretien est établi selon la procédure des marchés publics, il existe peu de sociétés spécialisées dans ce domaine. La mairie précise donc qu’il est difficile de faire pression pour tout ce qui concerne l’entretien.
Les problèmes de l’ascenseur des Abbesses sont liés aux infiltrations venant de la terrasse et qui abiment la machinerie. Des travaux viennent de commencer pour l’étanchéité de la terrasse, ils devraient se terminer en avril. Les travaux de réparation de l’ascenseur pourront commencer après.

Q ? : Travaux de mise aux normes crèche Richomme
Des travaux étaient prévus pour 2010. La restauration est prévue finalement pour 2012.

Q ? : Comment obtenir plus de réactivité ?
Violaine Trajan souligne qu’elle se déplace pour constater les problèmes (ascenseurs, SDF, dealers, voie publique dégradée…) puis les services concernés (SLA, police, voierie) sont contactés.

NOTA : les parents ne doivent jamais hésiter à signaler un dysfonctionnement aux directrices mais également aux parents élus au conseil des parents. Cela donne toujours plus de poids aux demandes et aux décisions qui peuvent en découler. Il serait bien aussi que l’information soit plus partagée, les parents sont désireux d’être tenus au courant.


2. VOIRIE :

C’est normalement aux habitants de saler devant leur trottoir donc à chaque crèche de le faire. Mais les directrices peuvent faire appel à la Direction de la Voie Publique. Les parents ne doivent pas hésiter à signaler d’éventuels problèmes aux directrices qui peuvent faire remonter l’information en mairie avec une intervention en urgence possible selon l’appréciation de la SLA.



V REGROUPEMENTS


1. METHODE DE RESERVATION :

Pourquoi les parents ont-ils été obligés de se déplacer à la Mairie ?
Pour les grandes vacances et Noël, les crèches s’organisent en fonction des inscriptions. Or, malgré les inscriptions faites auprès des directrices, il y a eu des écarts de 30 % en moyenne entre les enfants présents et les enfants inscrits. Cela entrainait la mobilisation du personnel et une impossibilité de faire des travaux dans certaines crèches.
En faisant venir les parents à la Mairie, les réservations ont baissé de 30% lors des dernières vacances de Noël 2009/2010. Ce qui permet aussi au personnel de choisir au mieux leurs congés.
Pour exemple, en 2008 : 106 professionnels/les étaient présent(e)s le 1er lundi des vacances , contre 56 en 2009.
A l’avenir, la Mairie fermant à 19h le jeudi, il sera possible de venir inscrire votre enfant en « nocturne » ce jour-là, vous pourrez également remplir une procuration et un tiers pourra venir à la place d’un des parents.
L’accueil se fera dans le hall (sans doute en mai).

Q ? : est-ce possible d’avoir le formulaire à l’avance (ainsi que l’éventuelle procuration) ?
La Mairie le mettra sans doute en ligne. Mais il faudra tout de même bien le revoir avec la directrice qui fera l’inscription définitive à la Mairie du 18e  lors des permanences prévues à cet effet  (il y a toujours des erreurs possibles).
En cas d’urgence (hospitalisation, décès, reprise d’une activité professionnelle…), il sera possible d’accueillir l’enfant, même si l’inscription n’a pas été faite.

NOTA : si votre enfant ne va pas à la crèche malgré l’inscription, les journées réservées seront facturées mais il est tout de même nécessaire de prévenir les directrices. Le regroupement reste toujours dans le projet éducatif des crèches, il est donc normal de prévoir à l’avance les présences.
En général, il faut prévenir de l’absence de l’enfant, cela évite les gaspillages inutiles (repas par exemple).



VI HORAIRES


Jusqu’en 2006, les crèches du 18e  fermaient à 18h45 (pour le personnel, soit 18h30 pour les parents), c’était une exception et le personnel ne voulait pas venir travailler aussi tard dans ces crèches. La fermeture a donc été décalée à 18h30 pour une ouverture un peu plus matinale.
La crèche de l’Hôpital Bretonneau dispose de 4 places en horaires décalées, peu de familles sont intéressées et ces places ne sont pas toutes utilisées.
Bien souvent, le personnel vit loin des crèches, augmenter l’amplitude horaire, surtout le soir, rendrait nos crèches moins attractives.




DATE DE LA PROCHAINE AG : MERCREDI 7 AVRIL 2010 A 18H00

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